Marta Izquierdo – Admirando la cheikha


Premier volet du diptyque El diptico.

Attirée au Maroc par les gestes féminins liés au quotidien mais aussi aux rituels, aux cérémonies, à la fête, Marta Izquierdo découvre l’univers de la cheikha, artiste à la fois admirée et dévalorisée, symbole de tradition et de transgression qui brouille les pistes du sacré et du sacrilège. Marta Izquierdo trouve dans cette danse traditionnelle une forte résonance avec son propre travail dans son rapport à la féminité, à la culture populaire, à la transe et à l’improvisation. Cette résidence sera l’occasion de partager un espace de recherche avec une cheikha marocaine et de faire dialoguer leur pratique de la danse, de l’art et de la scène.

«Quand j’ai commencé à imaginer le projet, j’avais en tête le mot « reflet ». Se refléter dans quelqu’un tout en sachant qu’on est une autre personne, se refléter dans ses pupilles comme s’il s’agissait d’un miroir. Le suivre, devenir son double ou l’abandonner et continuer seul pour revenir à nous mêmes.»

Avec la danseuse Sanae Akharfi

Soutiens: Institut Français Maroc

Sortie de résidence le 2 octobre 2014, suivie de « Parole décomplexée autour de la danse » avec Hayat Zirari, professeur anthropologue.

First chapter of El diptico diptych.

Drawn to Morocco by the feminine gestures linked to everyday life but also rites, ceremonies and festivities, Marta Izquierdo discovers the universe of the cheikha, an artist both admired and devalued, symbol of a tradition and a transgression that confuses the tracks of sacred and sacrilege. Marta Izquierdo finds within this traditional dance a strong resonance with her own work on femininity, popular culture, trance and improvisation. This residency is the opportunity to share a space and research with a Moroccan cheikha and to open up a dialog between their dance, art and scene approaches.

When I started to imagine the project, I had in mind the word “reflect”. Reflecting in somebody else while knowing we are someone else, reflecting in their pupils as though they were a mirror. Following it, becoming its double and going on alone to come back to ourselves.

With dancer Sanae Akharfi