Historique & Présentation

studio8 bis


L’espace Darja est un espace indépendant fondé par la chorégraphe Meryem Jazouli en 2011.

Installer à Casablanca un lieu unique dédié à la danse et qui se construirait progressivement comme une véritable plateforme d’expérimentation et de recherche fût la motivation première donnée à ce projet.

Depuis ses débuts l’Espace Darja multiplie les collaborations et s’appuie sur d’autres dynamiques artistiques pour faire de ce lieu un endroit propice à l’émergence, à l’effervescence d’idées, d’actions et de rencontres.

Une inscription qui déborde l’activité d’un chorégraphe pour croiser d’autres formes artistiques, d’autres regards et d’autres réflexions.

Avec l’aide d’autres artistes et collaborateurs de champs artistiques divers, la chorégraphe ouvre un lieu physique mais aussi un endroit de réflexion où l’activation régulière d’une circulation entre artistes, penseurs ou curieux permet d’expérimenter autrement l’enjeu que représente l’acte de création.

Sur la saison 2016/2017 l’Espace Darja associe l’artiste Arnaud Saury/Mathieu Ma Fille Foundation à sa programmation et réflexion artistique. 

« Ce qui me plait dans le travail initié par Mathieu Ma Fille Foundation c’est bien de pouvoir flirter avec différentes pratiques, de celles qui me sont le plus souvent étrangères.
 Convier selon les projets, des personnes qui n’ont pas ma pratique et voir chacun débarquer avec la sienne. J’aime cet autre regard et la contradiction qui en résulte. L’écriture reste ainsi pluridisciplinaire et collective. Elle éclate, ou se difracte c’est selon, en autant de points de vue que d’interprètes. Et c’est à mes yeux bien là l’intérêt. C’est même l’essence du travail. Nous nous entendons sur un point de départ, et comme je ne n’aime pas – aller quelque part – je dis simplement que nous allons – partir de là… C’est aussi comme ça qu’est nommé un des projets pédagogiques de l’Espace Darja avec des danseurs marocains. C’est parfait… et ce, même si j’insiste souvent sur le fait que je ne suis pas pédagogue, et que je n’ai rien à faire apprendre. Je ne me vois pas comme formateur et je ne vois pas plus les autres en formation. Nous sommes en expérience, dans le sens où ce qui apparaît se construit à vue avec chacun. D’où l’importance du regard sur ce qui est en train de se faire. C’est un regard actif. Peu importe la place que l’on a. Pour moi l’important dans un atelier ou tout autre temps de travail ce n’est pas ce que je veux y voir, mais bien ce qu’on y fait ».
Arnaud Saury