Claudia Triozzi – Habiter pour créer

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« En 2011, Pour une thèse vivante est née en réaction aux accords de Bologne qui ont introduit l’écriture obligatoire d’un mémoire dans les écoles d’art. Depuis, l’évolution du projet de représentations en représentations et ma propre expérience d’enseignante à l’École Supérieure d’Art de Rueil-Malmaison puis à École Nationale Supérieure d’Art de Bourges ont tenté d’établir un lien de plus en plus fort entre écriture, recherche et pratique.

Afin de dépasser l’opposition binaire écriture/création plastique, recherche/représentation, la thèse vivante est intervenue pour pointer les difficultés que pouvaient rencontrer l’artiste à trouver un positionnement clair dans cet échange.

Pour une thèse vivante, c’est donc la poursuite d’une réflexion sur l’écriture artistique entamée en mars 2011 qui, à la recherche d’une pensée en art, se fraierait un chemin dans la pratique. En tissant des liens avec des savoir-faire de tout horizon, il a été souvent question pour moi de chercher la raison de mon obstination à la scène. Créer des changements permanents pour radicaliser une posture ».

Claudia Triozzi

  • Production : DAM-CESPI
  • Partenaires : Centre National de la Danse, Ménagerie de Verre, Espace Darja (Casablanca), Les Laboratoires d’Aubervilliers, Xing (Bologna)
  • En résidence-laboratoire au Vivat – Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières et au Festival Caravane Tighmert                                                                                                                                        
  • DAM-CESPI est une compagnie conventionnée par la DRAC Ile-de-France

 « In 2011, Pour une thèse vivante (For a living thesis) is born in reaction to the Bologna agreements, introducing the compulsory writing of a thesis in art schools. Since then, the evolution of the project from performing to performing it and my own experience as teacher in l’École Supérieure d’Art de Rueil-Malmaison then in l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges have tried to establish an ever stronger link between writing, researching and practicing.

In order to move beyond the binary opposition that is writing/visual creation, research/performing, the living thesis has intervened to point out difficulties the artist can encounter while trying to find a clear position in this exchange.

Pour une thèse vivante is thus the pursuit of a reflection upon artistic writing that started in March 2011 and which, searching for a thought on art, would find its way to a practice. Intertwining links with a wide range of craftsmanships, I have often asked myself why I persist to go on stage. Creating permanent changes to radicalize a position. »